Je me souviens de la grande claque dans la gueule, d'un dépaysement magnifique qui m'enchante encore au plus haut point. Et sandi thom qui disait when i whish i was a punrocker with flowers in my head pendant que Tom Mc Rae reprenait sensuellement la nuit je mens.
Je me souviens d'un visage sous la pluie encore sans que ce soit le même, parce que la pluie sur un visage y'a rien de plus sensuel. Les machines tombent en panne les unes après les autres et personne ne participe à mes jeux pourris qui ne font rire que moi. J'ai trop bu pour quelqu'un qui ne buvait plus et je n'ai aucun regret, même dans la douleur.
Je me souviens qu'il y a toujours un souvenir qui ne se gomme pas, aussi horrible soit-il, mais que j'essaie de le prendre avec philosophie au milieu de mes 1000 morts, du Pérou au Tibet en passant par l'île de Mû aux ténébreuses questions qu'il n'y a que moi pour poser.
Ca vie?
Ca bouge?
Ca meurt?
Mais je me souviens de pleins d'autres trucs encore, la petite fille qui danse sur du Presley au bar de l'Alambic et Fred qui me demande "encore un p'tit caf'?" et ben oui, encore un alors pendant que je coule de mon siège accablé par la fatigue de l'entre-deux fêtes et des sorties qu'on se marre bien même si je le montre pas tout le temps.
Je me souviens de ce truc un peu amer et noir du boulot, des clopes qu'on se grille vite fait le long d'un baraquement pour se protéger du vent et/ou parfois du froid. Un sourire un peu plus nu qui cette fois n'est pas sous la pluie mais garde son charme fou d'une humeur ennivrante. Je protège bien des gens en regardant tomber mon château de cartes, ça devient amusant et puis je m'en lasse en imaginant un ailleurs qui est ici ou un peu plus long encore, mais ça on le verra bien.
Les guitares reviennent sur where is my mind, et je me pose bien la question mais c'est pas grave, à quatre pattes sous une table à ramasser mes billes de plomb noircissantes. Et dans chaque cendrier un livre inachevé, une phrase en suspens et un film que je n'ai pas fini de voir.
Lars Von Trier en association, en constat du possible, référence sans aucune logique telle les mots qu'on aligne le soir et qu'on écrit le lendemain quand c'est mieux le moment.
J'ai pas fini j'ai pas fini à dit l'autre bonhomme et c'est bien vrai, il me reste tellement de vies à user, de vents à retourner et tant pis si le sourire s'éloigne, faut prendre la vie présente avec philosophie alcoolique et/ou humour bien noir.
Parfois faut fermer les yeux sur la marche militaire qu'on vous impose, il est parfois bon de se rebeller en hurlant:
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait l'amour à des culs de reine
J'ai fait l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
A la station balnéaire
tu t'es pas fait prier
J'etais gant de crin, geyser
Pour un peu, je trempais
Histoire d'eau
La nuit je mens
Je prends des trains
a travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Que subit encore ton écho
Que subit encore ton écho
J'ai fait la saison
dans cette foutue boite crânienne
Tes pensées, je les faisais miennes
T'accaparer, seulement t'accaparer
d'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque
Un autre a chercher a te plaire
dresseur de fous
Dynamiteur d'aqueducs
La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens
effrontément
J'ai dans les bottes
Des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait l'amour à des culs de reine
J'ai fais l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton égo
Ou subsiste encore ton égo
la nuit je mens...